“MONACO 60 Grands Prix de Légende”

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Updated: October 14, 2013
Sir Jacky STEWART, Victoire, dans les rues de la Principauté

 

“MONACO 60 Grands Prix de Légende”, ce livre exceptionnel consacre encore une fois le ou les pilotes qui l’ont remportés au moins une fois, ce Grand Prix est le “Joyaux de la Couronne”, “Le Grand Prix” qu’il faut avoir épinglé à son palmarès et ainsi appartenir à la postérité…et c’est un de mes plus grand regret, même si ce fut une chose possible en 1983 avec Ferrari!

J’ai rencontré Henri Charpentier son auteur qui laisse totalement libre cours à sa passion dans cette oeuvre remarquable qui restera elle aussi à la postérité comme un ouvrage de références…sur ce Grand Prix atypique!

 

PT: Henri quelle folie vous a pris d’écrire un livre “culte” comme celui ci ?

HC: J’ai vécu des moments extraordinaires en Formule 1 à une époque où sept pilotes français gagnaient des courses entre 1975 et 1982. L’aventure était fabuleuse et la radio nationale française France Inter, dont j’étais l’envoyé spécial, couvrait en direct tous les Grands Prix de la saison. Seuls le Grand Prix de France et Monaco voyaient l’ensemble de la presse française dans les paddocks. J’étais donc le seul media audiovisuel à suivre toutes les courses en direct sur une antenne. Et j’ai donc eu des joies immenses grâce à vous tous depuis Jacques Laffite en Suède à Anderstorp en passant par Patrick Depailler, puis le pari de Renault qui a imposé le Turbo avec Jean-Pierre Jabouille, René Arnoux, Alain Prost, sans oublier Didier Pironi et toi-même Patrick Tambay… Je voulais donc rendre à la Formule 1 tout ce qu’elle a pu m’apporter comme plaisirs professionnels dans mes reportages. Je n’ai jamais oublié cette fraternité qui existait alors dans les écuries entre les acteurs et ceux qui avaient la charge de raconter leurs exploits, leurs joies et parfois même leurs angoisses. Ce livre me donne aussi l’occasion de rendre hommage à tous ceux que j’ai fréquenté intimement sur tous les circuits du monde, de leur donner un grand coup de chapeau et surtout, de ne pas oublier ceux qui ont eu la malchance de nous quitter suite à de dramatiques accidents, si fréquents à l’époque. Monaco est le symbole même à mes yeux d’une course de proximité intense où le public vit la course de manière exceptionnelle, comme nulle part ailleurs. C’est, de plus, le seul circuit non permanent du calendrier dont le tracé se fond dans un décor unique en son genre. L’ambiance à Monaco fait déjà penser aux  vacances et le retour du soleil ajoute à cette atmosphère de fête. Je voulais donc écrire un livre d’Histoire sur la F1 puisque Monaco, tout comme Silverstone, Spa-Francorchamps et Monza est l’un des quatre circuits “rescapés” du premier championnat du monde en 1950. Il a très peu évolué d’où l’image à caractère “historique” qui s’attache aux 3,340 km du tracé avec ce signe distinctif unique au monde d’un passage sous un tunnel. Et puis ici sur le circuit le plus lent, le plus technique au niveau de la conduite, le plus fatiguant aussi par la multiplication des virages, la difficulté à préserver sa mécanique, à éviter les nombreux pièges, on peut réellement dire que les meilleurs s’imposent quand on lit attentivement le palmarès : en 60 courses, 40 d’entre elles ont été remportées par 18 champions du monde… Il n’y a pas de hasard. L’histoire du championnat du monde est donc indissociable de l’étape monégasque. C’est de plus un Grand prix totalement à part, différent de tous les autres avec le rôle très important que joue depuis toujours la famille princière dans la réussite de cette épreuve que tout pilote aimerait inscrire à son palmarès. J’ai donc eu envie de revenir sur tous les évènements qui ont fait la légende de Monaco. Et puis j’avoue aimer la principauté de Monaco. Je n’oublierai jamais, qu’à l’époque où je commentais la course, l’Automobile Club de Monaco m’installais une cabine à trois mètres à peine des monoplaces au virage de la Rascasse. Je suivais donc la course dans des conditions de direct inoubliables et idéales. Aujourd’hui, en quelque sorte, j’essaie dans cet ouvrage de transmettre aux futurs lecteurs ma passion pour la course automobile en rappelant à leurs souvenirs les moments les plus fabuleux de cette course prestigieuse dont la renommée mondiale n’est plus à faire. C’est “LE” rendez-vous annuel du sport automobile à ne pas manquer.

PT: Vous avez documenté à la perfection cet ouvrage, combien de temps cela vous a t’il pris ?

HC: C’est un livre dont j’ai eu l’idée en lisant “L’Abécédaire insolite de la Formule 1″ (Ed. Solar) de mon ami et complice Renaud de la Borderie avec lequel j’ai partagé pendant plus de 40 années trois passions : le rugby, les Jeux Olympiques et la course automobile, notamment la Formule 1. Je me suis aperçu qu’aucun circuit n’avait eu l’honneur d’être célébré dans un ouvrage de référence. Comme j’estime que le Grand Prix de Monaco c’est le Grand Prix d’Excellence du sport automobile, je n’avais pas le choix et je me suis dit qu’il fallait faire un livre le plus précis et le plus complet possible, d’où un travail de plus de trois mois exclusivement consacré aux statistiques et aux petites histoires liées à Monaco. L’Automobile Club de Monaco et son président Michal Boeri que j’ai contacté (on se connait depuis 1975) a immédiatement montré son intérêt pour ma démarche et m’a ouvert toutes grandes les portes de ses archives. Ensuite, comme je l’ai fait pour mes huit précédents ouvrages, j’ai beaucoup cherché dans la presse d’époque (française et étrangère), dans les livres écrits par les pilotes, tout ce qui se rattachait à chaque course et les impressions de ceux qui ont fait vivre cette course. Par ailleurs j’ai contacté de grands pilotes comme Alain Prost, Jackie Stewart, Jody Scheckter, Michael Schumacher, Jean-Pierre Beltoise, Jarno Trulli, Olivier Panis, des témoins exceptionnels comme Guy Ligier, Henri Pescarolo, Gérard Ducarouge l’homme à qui Ayrton Senna doit sa première victoire à Monaco. Ces témoignages exceptionnels nourrissent le livre avec de nombreux détails que je ne connaissais pas. Je me suis ainsi aperçu que Monaco était à l’origine de beaucoup de “petites et grandes histoires” concernant, et les carrières des pilotes les plus célèbres et aussi celles des monoplaces qui ont marqué les esprits et le championnat du monde de F1 depuis 60 années.

PT: Aviez-vous déjà entreprit une telle tâche ?

HC: Oui j’avais déjà entrepris de telles recherches pour mes livres sur l’histoire olympique et je trouve cela absolument passionnant. Evoquer le Grand Prix de Monaco, c’est aussi l’histoire du monde qui avance. Ces grandes manifestations sportives “balisent” la marche du monde. Les progrès technologiques de nos sociétés et l’évolution politique du monde vont souvent de pair. La Formule 1 véritable laboratoire de l’industrie automobile en est l’exemple vivant et les pilotes sont à leur façon des chercheurs qui testent et essaient les découvertes des ingénieurs. Ils concrétisent leurs travaux, et parfois leurs délires,en conduisant ces voitures “expérimentales”. Je les admire parce qu’ils prennent beaucoup de risques pour améliorer la voiture de Monsieur tout le monde. Toutes les grandes firmes veulent triompher à Monaco, il en va de leur image et même parfois de leur survie. Monaco est sans doute l’une des pistes les plus difficiles car non permanente. Elle n’est ouverte que 3 jours par an aux Formule 1 qui souffre beaucoup sur un tel circuit… Mais que dire aussi des efforts physiques des pilotes et de leur extrême concentration pour rester sur quatre roues pendant 78 tours sans faire de faute…Une victoire à Monaco se mérite mais elle n’a pas de prix.

PT: Mais vous étiez avant tout un homme de radio ?

HC: Je me suis mis à l’écriture en 1992 avec la parution de mon premier livre sur les Médaillés olympiques français. En homme de radio je me sentais frustré par le système trop “formaté”  qui vous oblige à faire toujours très court, dans un style concis, très clair car l’attention d’un auditeur dépasse rarement la minute ou la minute quinze !! Il faut aller uniquement à l’essentiel et oublier certains détails particulièrement intéressants. Je trouvais souvent ce travail trop superficiel à mon goût car je savais que je pouvais dévoiler beaucoup plus de choses. Or pour raconter des vraies histoires humaines, il faut beaucoup plus de temps, savoir bien questionner, écouter, puis obtenir la confiance de vos interlocuteurs afin de recueillir des confidences inédites. Ma formation classique, (latin, français, grec) a toujours guidé cette envie d’écrire et de transmettre une vérité plus profonde des faits. L’écriture me comble et j’ai effectivement plaisir à rédiger mes phrases, rechercher la formule idoine, jouer avec les mots, pousser toujours plus loin la réflexion et offrir ainsi l’occasion aux lecteurs de pouvoir s’interroger sur ce qu’il lit… et donc de partager avec moi ou non, des idées auxquelles souvent on ne pense pas. En radio tout va trop vite, on se contente du fait et on n’a pas trop le temps de se poser des questions quand on vit un évènement en direct. Une fois la course finie, on passe à autre chose. Dans un livre on peut aller au fond des choses, on peut approfondir à partir d’une seule idée pour faire un livre…c’est vraiment magique !

PT: Vous avez bien connu et approché tous les pilotes dont vous relatez les exploits, lequel vous a laissé la plus forte impression humainement parlant ?

HC: Je crois pouvoir dire que chacun d’entre eux a sa personnalité propre. Tous en tout cas ont dans leur caractère plusieurs points communs : 1) La passion car sans elle on ne peut atteindre un tel degré de perfection au volant. 2) Le souci constant de comprendre la réaction de la mécanique pour progresser, d’être aussi à l’écoute de leur monoplace. 3) L’amour du sport et du dépassement de soi-même. 4) Un petit grain de folie qui les pousse à se dépasser une fois installé derrière le volant de leurs bolides. Mais s’il fallait en choisir un pour l’image qu’il dégage, son aisance dans les rapports humains, sa disponibilité, sa simplicité, son humour et en quelque sorte l’exemple qu’il représente, je crois pouvoir dire que Sir Jackie Stewart triple champion du monde de F1, triple vainqueur à Monaco m’a profondément marqué. Nous avons commenté ensemble les Grands Prix, lui pour la télévision américaine, moi pour France Inter dans les années 1970 et il n’était jamais avare pour nous donner des informations et nous conseiller entre deux interventions sur nos antennes respectives. Un grand Monsieur “so British”, un gentil camarade, toujours à notre écoute et aimable, un grand pilote, l’exemple même du “parfait gentleman”. Il me l’a une nouvelle fois prouvé quand je me suuis lancé dans cette aventure. Mais vous le savez Patrick nous partagions le quotidien des pilotes à cette époque-là et nous étions leurs amis, parfois même leurs confidents. J’ai de très bons souvenir s mais aussi malheureusement de moins bons avec les disparitions successives de certains d’entre eux, dont j’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre… tout comme vous.Ce livre sert aussi leur mémoire et j’en suis extrêmement heureux car je ne peux pas oublier tous ces visages maintenant évanouis : Carlos Pace, Tom Pryce, Patrick Depailler, Ronnie Peterson, Gilles Villeneuve, Didier Pironi, Ricardo Paletti, Elio de Angelis, Clay Regazzoni…Sans eux je n’aurai sans doute jamais écrit ce livre.

PT: Quel est votre plus beau souvenir professionnel ?

HC: C’est un évènement qui s’est déroulé pendant le Grand Prix d’Argentine à Buenos Aires. J’étais arrivé depuis une semaine en provenance de Rio de Janeiro après le Grand Prix du Brésil. J’avais proposé à ma direction, qui avait accepté, de faire un reportage sur l’Argentine sous la dictature des militaires. Dans mon enquête assez périlleuse car il me fallait sans cesse changer de taxi et faire attention à ne pas être suivi, j’ai tout mis en oeuvre pour réaliser l’interview du Général Roberto Viola, le nouveau patron de la junte au pouvoir, qui venait de succéder quelques jours plus tôt au leader du pustch Jorge Videla de sinistre mémoire. Je n’avais pas de réponse et je m’inquiétais de ce silence. En désespoir de cause avant la course le 12 avril 1981, j’ai pris à part Jean-Marie Balestre le président de la FISA et lui ai demandé d’intercéder auprès du président Viola pour m’accorder un entretien. Je savais que Jean-Marie Balestre serait assis en tribune à ses côtés pendant la course. En pleine course par 40° j’apprends soudain, (alors que je commentais en direct), que le général Viola était d’accord et que je pouvais le rejoindre sous la tribune officielle de l’autodrome !! Cinq minutes plus tard entourés d’une vingtaine de gardes du corps armés jusqu’aux dents, dans un bruit infernal de moteurs qui tournaient à plein régime sur la piste, Roberto Viola m’a accordé 10 minutes de tête à tête !!! Je suis vite remonté ensuite reprendre le commentaire de la course en direct pour saluer la victoire de Nelson Piquet sur Brabham Ford. Le lendemain, un motard officiel de la présidence, m’apportait les photos de cet entretien à l’hôtel où je logeais…je n’ai jamais su comment ils avaient appris que j’habitais là pendant mon séjour… même si je n’étais pas dupe du régime en place ! Comme quoi la course automobile m’a permis aussi d’observer le monde en mouvement… Le général Viola plus tard fut condamné à 17 années de prison pour son rôle dans cette sombre page d’histoire de l’Argentine.

PT: Quel autres sports avez vous couvert ?

HC: J’ai aussi couvert le rugby au cours de la même période entre 1975 et 1982 ayant eu aussi le grand bonheur de suivre la grande équipe de France de Jacques Fouroux et Jean-Pierre Rives qui réalisa ce fameux Grand Chelem en 1977 avec les quinze mêmes joueurs pour les quatre matchs du tournois… un exploit unique à une époque où les changements de joueurs n’étaient pas institutionnalisés !!! Bien sûr j’ai aussi couvert les Jeux Olympiques comme chroniqueur en 1984. Grâce au Grand Prix de Long Beach, parlant anglais, j’ai eu la chance à l’occasion de mes voyages en Californie d’effectuer des reportages à Los Angeles sur la préparation des JO sur la côte ouest. J’ai rencontré le patron de ces Jeux en tête à tête et j’ai diffusé tous ces reportages dans l’émission de reportage très célèbre de Michel Tauriac “Vécu”. J’adorais travailler pour cette émission car j’avais du temps pour expliquer ce que j’avais vu et je pouvais donc exploiter au maximum les documents que je rapportais. Bien évidemment je suivais aussi les Grands Rallyes de l’époque quand la Formule 1 nous en laissait le temps; mais le rallye de Monte-Carlo, le Tour de Corse et le RAC figuraient inévitablement à mon programme !!! Avec le championnat de France de rugby que je suivais aussi entre les courses et les rallyes, j’étais pris environ 35 week-end par an sans compter les voyages d’un bout à l’autre de la planète ! Mais mon métier était une passion tout comme le sport. Tout n’était donc que plaisir.

PT: Vous avez d’autre projets comme celui ci en perspective ?

HC: J’ai effectivement actuellement en tête trois autres projets d’écriture mais pour l’instant je préfère ne rien dévoiler car les “bonnes idées” il faut savoir les garder pour soi et, le jour venu, savoir faire la surprise aux amis. Je vais vous faire une confidence : il y a deux ans je ne pensais pas encore à ce livre sur Monaco mais je savais néanmoins que j’écrirai un jour sur la Formule 1 qui ne m’a apporté que du bonheur. Il fallait juste trouver sous quel angle j’allais aborder la Formule 1. Renaud de Laborderie involontairement m’a donné cette opportunité et je regrette simplement qu’il ne soit plus là pour signer avec moi cet ouvrage dont nous avions discuté deux mois seulement avant sa disparition. Je pense que ses encouragements m’ont bien aidé et ont été précieux pour la concrétisation de ce travail. Aujourd’hui, c ‘est à lui que je pense très affectueusement et amicalement avec la publication de cet ouvrage.

 

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Henri Charpentier

 

Communiqué de Presse

Communiqué PresseNé de l’imagination d’Antony Noghès, sous la bénédiction du Prince Louis II, le circuit de Monaco a accueilli son premier Grand Prix en 1929, avant d’être intégré en 1950 à la première édition du championnat du monde de Formule 1. Depuis, la magie de Monaco et de ce tracé urbain unique opère sans discontinuer. Grand Prix d’excellence, Monaco est la course que l’on ne manque sous aucun prétexte et que tous les pilotes rêvent de remporter.

Monaco, 60 Grands Prix de Légende retrace à partir d’images d’archives rarissimes et d’entretiens exclusifs l’histoire mythique du Grand Prix. À partir des portraits et témoignages des plus grands champions, d’explications mécaniques et tactiques, d’anecdotes historiques et sportives, l’auteur nous plonge, année après année, au coeur de ces soixante courses exceptionnelles. De Fangio à Rosberg en passant par Hill, Senna, Prost et Schumacher, c’est l’histoire de plus d’un demi-siècle de Formule 1 qui est ainsi retracée dans cet ouvrage.

Écrivain et historien du sport, Henri Charpentier est un passionné de Formule 1.
Ancien grand reporter et rédacteur en chef à France Inter, il a couvert les plus grands événements sportifs et plus de 120 Grands Prix de Formule 1, vivant l’âge d’or des pilotes français au plus près des pistes.

29,99 euros
22,2 x 26,1 cm – 184 pages
Parution le 07 novembre 2013

Contacts presse :
Agence Babel
41 rue Greneta – 75002 Paris

Marie Auzias-El Kadiri
01 53 00 73 66
marie.auzias@agencebabel.com

Stéphanie Lacaille
01 53 00 73 67
stephanie.lacaille@agencebabel.com

One Comment

  1. Dominique Chesnais

    November 7, 2013 at 8:07 pm

    YESSSSSSSS !!! Magnifique!!!

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